07 Fév

Autorisation accordée pour Emeraude bio-énergie

Le 25 janvier 2016, Dénitral, filiale de Cooperl, déposait une demande d’autorisation en vue d’exploiter une unité de méthanisation sur le territoire de Lamballe, rue des Blossières. Dénitral a reçu le 16 janvier 2017, l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de l’installation.

Cette autorisation a été accordée à la suite d’une analyse de la part des services administratifs, d’une enquête publique d’un mois encadrée par un commissaire enquêteur et d’un passage en commission CODERST (Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques).

Un projet cadré et testé

Le projet, cadré par le savoir-faire environnemental de Cooperl, a également été testé par phases expérimentales.Emeraude bio-energie un projet cadre et teste D’abord sur un pilote de 1m3 pendant 1 an, qui a permis de vérifier que le projet correspondait au schéma souhaité. Ensuite, depuis deux ans, sur un pilote plus important, de 30 m3, permettant aux équipes de mesurer les performances énergétiques et technologiques de l’installation. Des tests et contrôles ont aussi pu être menés pour affiner différentes variables telles que l’étanchéité, les odeurs, la capacité… Ce programme pilote s’est concrétisé en Chine, à Linzhou, en octobre 2016, par la mise en fonctionnement d’un méthaniseur de 1500 m3 dans une ferme Cooperl.

A Lamballe, Emeraude bio-énergie sortira de terre en juillet 2018 après un an de construction et 6 mois de mise en service.

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27 Juin

Ségolène Royal signe la charte des Agriculteurs Méthaniseurs de France : la méthanisation, une priorité de la Transition énergétique pour la Croissance verte

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France (AAMF) au ministère de l’Environnement, Ségolène Royal, rappelle que la méthanisation est une priorité dans la transition énergétique pour la Croissance verte, comme l’illustre l’appel à projets « 1 500 méthaniseurs en trois ans » que la Ministre a lancé fin 2014.

Ségolène Royal a rappelé les objectifs ambitieux en matière de biogaz fixés par l’arrêté du 24 avril 2016 relatif au développement des énergies renouvelables, avec en particulier :

– la multiplication par 7 de la production thermique à partir de biogaz, par rapport au niveau actuel : la mobilisation du biogaz pour la production de chaleur est une priorité, en substitution des énergies fossiles ;

– l’objectif d’injecter du biogaz dans les réseaux de gaz, à hauteur de 1,7 TW en 2018 et de 8 TW en 2023 ;

– dans les transports, l’objectif d’atteindre 2 TWh de bio-GNV en 2023, dans la perspective que le bio-GNV représente 20 % des consommations de gaz naturel pour véhicules en 2023, sur des segments complémentaires de ceux des véhicules électriques et des véhicules hybrides rechargeables.

 

Ségolène Royal, a lancé dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir, un appel à projets pour l’acquisition de flottes poids lourds fonctionnant au GNV et l’équipement en stations d’avitaillement. La France compte actuellement environ 400 installations de méthanisation, dont la moitié avec des intrants d’origine agricole. La ministre a revalorisé le tarif d’achat de l’électricité produite par les installations existantes de méthanisation, en octobre 2015 : cela représente une revalorisation de 10 à 20 %. Ségolène Royal a également lancé début 2016 un appel d’offres pour le développement de méthaniseurs de plus de 500 kW. Chaque année pendant trois ans, 10 MW seront attribués. Pour accélérer ce développement, plusieurs leviers seront mobilisés :

1 – Le financement des projets
Ségolène Royal a demandé à la Banque Publique d’Investissement de mobiliser ses capacités financières et bancaires au service de la méthanisation, pour contribuer à l’équilibre économique des projets.

2 – Le décret « cultures principales »
Le décret d’application de la loi relative à la transition énergétique pour la Croissance verte sur l’utilisation des cultures principales dans les méthaniseurs sera publié d’ici la fin de la semaine et donnera de la visibilité à la filière. Etabli en concertation, il fixe un seuil de 15 % pour l’utilisation des cultures principales, sans plafond pour l’utilisation des cultures intermédiaires.

3 – La poursuite des travaux tarifaires
L’arrêté tarifaire 2016 pour les nouvelles installations sera publié dès qu’il aura été validé par la Commission européenne. Pour les installations existantes, la Commission de régulation de l’énergie instruit actuellement les données économiques fournies par l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France (AAMF), dans le cadre du groupe de travail mis en place à la demande de la Ministre pour examiner l’extension de la durée des contrats existants de 15 à 20 ans.

 

Les agriculteurs méthaniseurs représentent une activité industrielle qui se développe, et crée les emplois de la croissance verte. Pour favoriser sa structuration, Ségolène Royal a mis en place le Comité national biogaz, qui regroupe les différents acteurs : la Ministre a annoncé que le Comité se réunira en septembre, en particulier pour examiner la diffusion des bonnes pratiques et la montée en compétences des acteurs.

 

Les objectifs biogaz de l’arrêté du 24 avril 2016 :

  • Chaleur
    • Production thermique de 300 000 tonnes équivalent pétrole en 2018,
    • Production thermique de 700 000 à 900 000 tonnes équivalent pétrole en 2023.
  • Electricité
    • 137 MW d’ici 2018,
    • 237 à 300 MW d’ici 2023.
  •  Injection de biogaz dans les réseaux de gaz
    • 1.7 TW en 2018,
    • 8 TW en 2023.
  • Mobilité biogaz
    • Objectif d’atteindre 2 TWh de bio-GNV en 2023, dans la perspective que le bio-GNV représente 20 % des consommations de gaz naturel pour véhicules en 2023, sur des segments complémentaires de ceux des véhicules électriques et des véhicules hybrides rechargeables.

 

D’autres actions en faveur des énergies renouvelables qui bénéficient à la méthanisation agricole :

– par décret du 18 février 2016, Ségolène Royal a simplifié les appels d’offres en réduisant les délais de procédure à 6 mois,
– la ministre de l’Environnement a engagé fin mai un appel d’offres « autoconsommation sur les bâtiments industriels, tertiaires et agricoles » en faveur du développement de l’autoconsommation dans le secteur agricole,
– l’encadrement des délais de raccordement est limité à 18 mois pour les installations de production renouvelable jusqu’à 12 MW. Une réduction des coûts de raccordement au réseau de distribution supportés par les producteurs d’énergies renouvelables, fait l’objet d’une ordonnance, actuellement à l’examen au Conseil d’État.

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18 Fév

Plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA)

Emeraude bio-énergie s’inscrit dans le Plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) lancé conjointement par le ministère du Développement durable et le ministère de l’Agriculture, le 29 mars 2013. Ce plan s’inscrit dans une démarche agronomique fondée sur le respect de l’équilibre de la fertilisation et la réduction globale du recours aux intrants. L’objectif est de développer en France, à l’horizon 2020, 1 000 méthaniseurs à la ferme, contre 90 à fin 2012.

 

Le plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) vise à :

  • faire émerger et soutenir le développement de 1000 méthaniseurs à la ferme d’ici 2020 ;
  • améliorer la gestion des effluents azotés produits par l’agriculture et diminuer le recours aux engrais synthétiques par les agriculteurs.

 

Pour consulter le dossier officiel du Plan Energie Méthanisation Autonomie Azote, Cliquez ici.

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29 Jan

UN PROJET DURABLE

 

Eric Rochard, éleveur, témoigne

Eric Rochard, 49 ans, est éleveur. Il possède une exploitation familiale avec son épouse, Maryline.
A la construction d’un nouveau bâtiment, en septembre 2012, ils optent pour le système TRAC, permettant de séparer la matière solide et la matière liquide des déjections porcines évitant ainsi la formation de lisier. Cette matière solide alimentera le méthaniseur.

Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à opter pour le système TRAC, plutôt qu’une porcherie classique ?

Habituellement, le lisier issu de nos élevages est épandu sur nos terres et sert d’engrais naturel. En Bretagne, les règles d’épandage sont très strictes car il y a beaucoup d’élevage sur peu de surface agricole disponible. Lors de mon projet d’agrandissement en 2012, je n’avais pas assez de surface sur ma structure pour épandre le lisier supplémentaire et il est très difficile de trouver du foncier sur le secteur. De plus, mon souhait était de renforcer mon autonomie et de ne plus dépendre d’exploitations extérieures pour la gestion des épandages.

 

Le système TRAC donc m’a permis de répondre à ces contraintes car en exportant la fraction solide, les besoins du plan d’épandage sont divisés par deux.

Si j’avais fait le choix d’un bâtiment classique, j’aurais dû acheter d’autres terres et faire 30 ou même 40 km pour transporter le lisier et l’épandre. J’ai fait le choix de la simplicité car je préfère me concentrer sur mon métier, éleveur, que j’aime et que j’essaie de faire du mieux que je peux.

Êtes-vous satisfait de votre retour d’expérience au bout de 3 ans de fonctionnement du bâtiment TRAC ?

Je suis très satisfait de son fonctionnement. Actuellement , je repars d’ailleurs pour un second projet et tout bien réfléchi, même si j’avais les terres pour épandre tout mon lisier, je choisirai quand même de construire mon nouveau bâtiment avec le TRAC.

Comme les déjections ne restent pas sous les animaux, la concentration en ammoniac est bien plus faible et donc l’ambiance générale dans les salles est bien plus agréable, pour les animaux comme pour le personnel. Ca ne pique plus le nez, c’est un vrai confort. Au delà de la séparation de phase, c’est une qualité de travail en plus et le bien-être est amélioré.

Pour la gestion de la fraction solide, je stocke les matières dans une fumière et l’exportation vers Cooperl se fait régulièrement, je ne m’occupe plus de rien une fois que c’est sorti de chez moi. J’ai un contrat de reprise qui désormais me permet en plus de bénéficier d’une bonification financière pour chaque tonne exportée.

Quels avantages pour l’environnement ?

L’environnement fait partie de notre métier.

Le TRAC me permet de gérer mes effluents tout en résorbant l’azote et le phosphore. Je peux exploiter ma production sur moins de surface, ce qui participe à limiter les pollutions par les nitrates ou les phosphates. De ce point de vue, j’estime apporter ma pierre à l’édifice pour faire progresser l’environnement en Bretagne.

Selon vous, le TRAC participe-t-il à améliorer l’image de la production porcine ?

Oui tout à fait. Il y a quelques temps j’ai fait visiter mon élevage aux parents d’un ami de mon fils. Avant la visite, ils appréhendaient beaucoup les odeurs. Et finalement ils ont été agréablement surpris de voir qu’il n’y avait pas de lisier et donc pas d’odeurs dans la porcherie !

Demain, la fraction solide du TRAC d’élevage servira à produire du biogaz qui sera directement consommé par les habitants de Lamballe et cela va aussi servir à faire de l’engrais, je trouve que c’est un très beau projet. Il permettra à la coopérative de vivre et de donner de la valeur à toute notre production.

Tant que l’on investit, c’est qu’il y a de l’avenir et ça, ça nous donne de l’espoir à nous éleveurs.

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